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Afrique du Sud: dix morts, plus de pillages, l'armée déployée

L'armée a été appelée en renfort lundi pour contenir les débordements en Afrique du Sud, au 4e jour de violences initialement déclenchées par l'incarcération de l'ex-président Jacob Zuma et qui ont déjà fait dix morts.

Crédit Photo : Phill Magakoe
Crédit Photo : Phill Magakoe

Le corps d'un homme gît dans le township de Katlehong, en Afrique du sud, le 12 juillet 2021.

Des incidents ont éclaté vendredi en pays zoulou (Est), dont M. Zuma est originaire et où il s'est constitué prisonnier après avoir été condamné à 15 mois de prison pour outrage à la justice. Depuis, l'agitation a gagné les quartiers déshérités de Johannesburg où le sort de M. Zuma est largement hors sujet. Là, le moteur est alimentaire, économique: les restrictions imposées fin juin pour contenir une troisième vague meurtrière de Covid-19 ont étouffé les petits boulots et les moyens de subsistance des plus pauvres. 

C'est un chaos de "criminels et d'individus opportunistes" à la manoeuvre, selon la formule d'un porte-parole de la police, qui ciblent centres commerciaux et magasins.  Ils emportent téléviseurs géants, nourriture, matelas, réfrigérateurs, tout ce qui se présente, enjambent un vélo rose pour enfant tout neuf ou trimballent une baignoire en équilibre sur la tête, selon des journalistes de l'AFP présents sur plusieurs sites.

Les forces de l'ordre, en infériorité numérique flagrante, coursent les pillards en tirant des balles caoutchoutées pour les disperser. Ils ont arrêté 489 personnes, a précisé le président dans la soirée. Avec "un coeur lourd", Cyril Ramaphosa a souligné le caractère inédit de ces violences, estimant que si les "frustrations et la colère" exprimées ont des "des racines politiques", "aucune cause ne peut les justifier". 

Il a promis de restaurer "le calme et la stabilité". Lundi, le centre de Johannesburg présentait un paysage désolé de vitres brisées et de carcasses de voitures brûlées. Des hélicoptères de la police survolaient la mégalopole. Dans les quartiers aisés, des commerces ont fermé tôt, les rumeurs courant bon train. "On nous a informés que les pillards étaient en route pour ici", a confié à l'AFP un garde du Rosebank Mall, en cours d'évacuation.

Gersende RAMBOURG et Phill MAGAKOE

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