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Bissau: l'armée occupe la Cour suprême, l'ONU et des eurodéputés menacent

Une douzaine de soldats ont occupé les locaux de la Cour suprême de Guinée-Bissau, a déclaré mardi un membre de plus haute juridiction du pays. Une situation qui enfonce un peu plus la Guinée-Bissau dans une crise post-électorale sans précédent.
 

Crédit Photo : AFP
Crédit Photo : AFP

Le siège de la Cour suprême occupé par l'armée pro-Embalò.

L'armée de ce petit pays d'Afrique de l'Ouest, qui est régulièrement intervenue dans la vie politique ces dernières décennies, avait pourtant promis de rester neutre à l'approche des élections de décembre. Mais la présence, la semaine dernière, de hauts responsables de l'armée lors de l'investiture controversée d'Umaro Cissoko Embalo à la présidence indique clairement que celle-ci avait choisi un camp.

La commission électorale a confirmé à plusieurs reprises qu'Embalo était le vainqueur du second tour du 29 décembre, malgré les recommandations de la Cour suprême. Lundi, des soldats ont occupé le siège de la Cour suprême à Bissau, la capitale, bloquant l'entrée aux juges et aux fonctionnaires, a déclaré le porte-parole de l'institution, Salimo Vieira. "Les soldats nous refusent toujours l'entrée à la Cour suprême, ce qui nous empêche clairement de travailler dans de bonnes conditions", a-t-il déclaré. 

La communauté internationale s'oppose à Umaro Embalo 

Dans un communiqué publié dimanche dernier, la Communauté Économique des États d l'Afrique de l'Ouest avait signifié qu'elle "ne peut reconnaître des organises créés et installés en dehors des cadres constitutionnels et légaux prévus par les lois bissau-guinéennes", fin de citation. Un position de l'institution sous-régionale partagée par trois députés socialistes européens, Garcia Pérez, Carlos Zorrinho et Isabel Santos. Dans un courrier adressé à Josep Borrel, Haut représentant aux affaires extérieures de l'Union européenne, ces trois députés réclament des "sanctions contre ceux qui s'obstinent à compromettre la stabilité de la Guinée-Bissau et le fonctionnement normal des institutions". Plus loin encore, Georges Chikoti, secrétaire général du groupe Afrique Caraïbes et Pacifique, a estimé que "la communauté internationale ne soutiendra quiconque prendrait le pouvoir par la force". 

De son côté, le Secrétaire général des Nations unies suit avec inquiétude la crise institutionnelle en Guinée-Bissau. Dans une note, António Guterres a demandé à toutes les personnes impliquées dans cette crise post-électorale de "s'en remettre à la décision de la Cour suprême de justice et d'éviter tout acte susceptible de porter atteinte à la paix et à la stabilité en Guinée-Bissau" a-t-il indiqué. Il a par ailleurs réitéré l'engagement des Nations unies envers la Guinée-Bissau dans ses efforts pour consolider la paix, la démocratie et le développement.
 

LSI AFRICA

Commentaires (2)

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Derniers commentaires

FC
Fernando

O senhor António Guterres é o pior secretário de l’ONU, só declarações inúteis. Nunca ações vemos isso também com os refugiados. Sempre disse que esta instituição não serve pra nada só mamar dinheiro.

VM
Vincent

Que les instances internationales fassent leur travail et prennent leur responsabilités

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