Burkina Faso : huit ans après son abolition, Ibrahim Traoré rétablit la peine de mort
Le Burkina Faso a rétabli mardi 20 octobre la peine de mort, huit ans après son abolition. L’Assemblée législative du peuple, dominée par la junte du capitaine Ibrahim Traoré, a adopté à l’unanimité un nouveau Code pénal.
- Justice

Crédit Photo : AFP.
Le Burkina Faso a réintroduit mardi 20 octobre la peine de mort dans un nouveau Code pénal, après un vote à l’unanimité des membres non élus de l’Assemblée législative du peuple (ALP), qui fait office de Parlement dans ce pays dirigé par une junte depuis fin 2022. Le régime militaire, avec à sa tête le capitaine Ibrahim Traoré, avait annoncé officiellement son intention de rétablir la peine de mort en décembre l’année dernière. Elle avait été abolie en 2018.
« Cette réforme législative vise à renforcer l’ordre public, à consolider les valeurs fondamentales de la Nation et à garantir la sécurité des personnes et des biens », a écrit le ministère de la justice dans une publication sur Facebook. « Au terme des votes, l’ALP a adopté à l’unanimité de ces 71 parlementaires la nouvelle loi portant Code pénal au Burkina Faso », a-t-il précisé.
Selon l’Agence d’information du Burkina (média d’État), « les actes de terrorisme, l’espionnage, la trahison, le parricide et l’importation de produits périmés ou prohibés ayant entraîné la mort sont désormais punis de la peine de mort ». La dernière exécution recensée dans le pays remonte à 1988, selon Amnesty International, qui avait appelé le Burkina à ne pas rétablir la peine capitale.
LSI AFRICA avec AFP.
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