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SÉCURITÉ

Afrique de l’Ouest : vers le déploiement d’une force régionale de 2 000 hommes

Dans un contexte marqué par la progression du terrorisme et la multiplication des menaces transnationales, les États d’Afrique de l’Ouest relancent le projet d’une Force d’attente de la Cédéao. Réunis en Sierra Leone, les chefs d’état-major de l’organisation s’emploient à concrétiser le déploiement d’un contingent initial de 2 000 hommes, capable d’intervenir rapidement en cas de crise.

Crédit Photo : DT
Crédit Photo : DT

Confrontée au terrorisme et à d'autres menaces transnationales, l'Afrique de l'Ouest doit pouvoir compter sur une Force d'attente de la Cédéao (ESF), composée de 2.000 soldats dans un premier temps capables de répondre rapidement aux crises. Réunis en Sierra Leone, les chefs d'état-major des pays membres de l'organisation ouest-africaine veulent surmonter les difficultés à la mettre en oeuvre.

La 44e réunion des chefs d'État-majors de la Cédéao s'est achevée ce vendredi 27 février à Freetown la capitale du Sierra Leone. Au programme de cette rencontre des chefs militaires des 12 États membres de l'organisation, la situation sécuritaire face "aux menaces émergentes et complexes". Pour y répondre, la Cédéao va constituer une Force en attente (ESF) pour les opérations de paix et de sécurité régionale, dont l'ambition est d'apporter une réponse coordonnée aux crises.

Des interventions disparates 

Avec la menace terroriste qui s'étend de l'intérieur vers les pays côtiers, la criminalité transnationale, l'insécurité maritime, la sous-région est confrontée à de nombreuses menaces transnationales et transfrontalières qui exploitent les faiblesses des États et des sociétés de la région.  Le processus d'élaboration de cette Force en attente remonte à 2004. Elle succède à l'ECOMOG (Groupe de supervision du cessez-le-feu de la CEDEAO) intervenu dans les années 1990 au Liberia, en Sierra Leone, en Guinée-Bissau ou encore en Côte d'Ivoire au début des années 2000.

Conflit armé, violations massives des droits humains ou tentative de coup d’État contre un gouvernement élu, tels sont les cas de figure dans lesquels la Cédéao peut intervenir. La Force en attente peut servir d'instrument pour préserver un retour à l'ordre constitutionnel. En 2017, l'intervention militaire de la Cédéao permet de mettre fin au régime de Yahya Jammeh en Gambie après sa défaite électorale. Mais la Cédéao n'a pas toujours les moyens, ni la volonté de ses ambitions. Ainsi l'organisation ouest-africaine avait "activé" sa Force d'attente pour une possible intervention au Niger, à la suite du coup d'État de juillet 2023 qui a renversé le président Mohamed Bazoum. Mais cette menace d'intervention n'a pas été mise à exécution.

Collaborer avec l'Alliance des États du Sahel

En revanche, la Force en attente avait était déployée au Bénin début décembre 2025, après une tentative de coup d'État. Elle était formée de bataillons ivoiriens et nigérians. En mars 2025, la Force d'attente avait été activée pour combattre le terrorisme en Afrique subsaharienne lors de la précédente réunion des chefs d'état-majors ouest-africains, avec un objectif de 5.000 hommes et de deux bases opérationnelles.

Aujourd'hui, la Force en attente de la Cédéao revoit ses capacités à la baisse. Selon RFI, elle sera composée initialement de 2.000 hommes qui seront stationnés dans leur pays. Elle aura un dispositif logistique commun à Freetown en Sierra Leone et son financement devra être local. Lors de la réunion, il a été suggéré de ne pas attendre de financement extérieur et de lancer cette force d'ici la fin de l'année. Pour les participants, il y a urgence de rendre opérationnelle cette force antiterroriste.

Chaque pays doit annoncer le nombre d'hommes qu'il apporte. Géant économique et démographique du continent, le Nigeria est le pays qui dispose de plus de capacités pour contribuer à la Force d'attente. La Cédéao se doit aussi de travailler en collaboration avec l'Alliance des États du Sahel (AES), dont les trois co-fondateurs Mali, Burkina Faso et Niger avaient formellement quitté l'organisation ouest-africaine fin 2024 en l'accusant notamment de ne pas les avoir protégés contre le terrorisme.

LSI AFRICA avec AFP.

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