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PRESIDENTIELLE 2021

Congo : qui sont les six candidats qui veulent défier Denis Sassou Nguesso?

C’est dimanche prochain, 21 mars, que les plus de 2,5 millions d’électeurs et d’électrices congolais sont invités à choisir leur président pour les cinq prochaines années. Pour ce scrutin, ce sont 5 700 bureaux de vote qui ont été mis sur pied sur l’ensemble du pays. Face au président sortant Denis Sassou Nguesso, six candidats qui rêvent de lui succéder. Qui sont-ils?

Crédit Photo : M/P
Crédit Photo : M/P

Anguios Nganguia Engambé : pour la troisième fois consécutive, Anguios Nganguia Engambé est candidat à l’élection présidentielle. Ancien inspecteur des douanes devenu homme d’affaires prospère, Anguios Nganguia Engambé est aujourd’hui à la tête du PAR, le parti pour l’Action de la République, une formation réputée proche du pouvoir en place à Brazzaville. Néanmoins, au cours d’un déjeuner de presse à Brazzaville en janvier dernier, Anguios Nganguia Engambé a dénoncé des irrégularités dans le processus de désignation de certains membres de la Commission électorale nationale indépendante (Céni).

Dave Uphrem Mafoula : à 38 ans, Dave Uphrem Mafoula est le benjamin de la présidentielle congolaise. Président du parti « Les souverainistes », c’est pourtant sous la bannière du mouvement citoyen « Nouvelle ère » que Dave Uphrem Mafoula s’est lancé en janvier dernier dans la course à la magistrature suprême. Le 6 janvier dernier, il lance une campagne de collecte de fonds pour soutenir sa campagne. Intitulé « Contrat présidentiel », son projet de société ambitionne notamment de transformer le Congo.

Joseph Kignoumbi Kia Mboungou : à 69 ans, Joseph Kignoumbi Kia Mboungou se présente pour la quatrième fois à la magistrature suprême. Candidat lors des scrutins de 2002 et 2009 – il était alors arrivé en deuxième position – et 2016, le président du parti d’opposition La Chaîne a choisi comme slogan « Gouverner autrement ». Député de Sibiti, dans le sud du pays, et deuxième secrétaire de l’Assemblée nationale congolaise, Joseph Kignoumbi Kia Mboungou promet de restructurer l’économie congolaise s’il était élu. S’il revendique son appartenance à une opposition modérée, ses détracteurs le considèrent quant à eux comme un faire-valoir du parti au pouvoir, le PCT, Parti Congolais du Travail.

Albert Oniangué : âgé de 67 ans, la candidature de cet ancien officier supérieur de l’armée congolaise à la retraite, devenu depuis pasteur évangélique, est placée selon lui sous le signe du « rétablissement de l’ordre moral et de la justice sociale dans un pays qui traverse actuellement une crise profonde et polymorphe. » Entre 1978 et 1992, Albert Oniangué est successivement l’aide de camp de deux chefs d’Etat congolais, d’abord feu Joachim Yhombi Opango, puis Denis Sassou Nguesso. Victime d’une tentative d’assassinat en 1993, Albert Oniangué vit en France durant cinq ans comme réfugié politique. De retour au Congo en 1998, il s’engage en faveur de la paix et la réconciliation.

Guy Brice Parfait Kolélas : âgé de 60 ans, il est le fils de feu l’ancien premier ministre et opposant Bernard Kolélas. Arrivé en deuxième position lors du scrutin de 2016, Guy-Brice Parfait Kolélas se lance à nouveau dans la bataille présidentielle, après avoir été investi le 1erfévrier dernier par son parti, l’Union des démocrates humanistes (UDH-Yuki). Un temps proche du parti communiste français, puis du Front National devenu depuis Rassemblement National, Guy-Brice Parfait Kolélas s’est repositionné sur l’héritage politique de son père fondé sur des convictions libérales, républicaines et humanistes. Plusieurs fois ministre et aujourd’hui député de Kinkala, dans le département du Pool, cet économiste de formation apparaît comme l’un des principaux opposants au régime du président Denis Sassou Nguesso. Et pour faire barrage à ce dernier, il a signé un accord avec Jean-Jacques Yhomby-Opango, président du RDD, le Rassemblement pour la Démocratie et le Développement.

Mathias Dzon : c’est en 2009 que Mathais Dzon se porte candidat pour la première fois à l’élection présidentielle congolaise, qu’il appellera ensuite à boycotter. De la même manière, il a boycotté le scrutin très contesté de 2016. A 74 ans, cet ancien ministre des Finances de Denis Sassou Nguesso, entre 1997 et 2002, se lance à nouveau dans la bataille présidentielle, invoquant « l’intérêt supérieur de la patrie en danger. Député de Gamboma, localité située à 300 kilomètres de Brazzaville, dans le nord-est du pays, de 1992 à 2002, Mathias Dzon rejoint l’opposition en 2006. Membre fondateur de l’UPRN, l’Union Patriotique pour le Renouveau National, il préside aujourd’hui l’ARD, l’Alliance pour la République et la démocratie qui l’a investi dès l’année dernière.

LSI AFRICA

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Mt
Martin

Bonsoir!Congolais,du sang et du sol que je suis,si j'étais homme politique comme ceux qui vont au marrathon présidentiel de demain dimanche 21mars,ce marrathon,serait pour moi une poursuite du vent et le mieux serait, d'investir ces fonds dans des projets,qui dans l'avenir me porteront plus.Arracher le pouvoir des mains de ce papa,l'homme fort du congo,sans aucune pression occidentale?c'est, croiser un barre de fer en incadescence.L'Avenir nous le dira.

Mt
Martin

Bonsoir!Congolais,du sang et du sol que je suis,si j'étais homme politique comme ceux qui vont au marrathon présidentiel de demain dimanche 21mars,ce marrathon,serait pour moi une poursuite du vent et le mieux serait, d'investir ces fonds dans des projets,qui dans l'avenir me porteront plus.Arracher le pouvoir des mains de ce papa,l'homme fort du congo,sans aucune pression occidentale?c'est, croiser un barre de fer en incadescence.L'Avenir nous le dira.

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