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PERMIS MINIERS

Or, cuivre et nickel : la Côte d’Ivoire accorde six nouveaux permis miniers

En Côte d’Ivoire, le gouvernement a attribué six permis de recherche à cinq entreprises. Adoptées lors du Conseil des ministres du mercredi 14 octobre 2026, les autorisations concernent principalement l’or, mais également le cuivre et le nickel. Le gouvernement entend ainsi favoriser l’identification de nouveaux gisements, alors que le pays ambitionne de prendre la première place des producteurs africains d’or à l’horizon 2035.

Crédit Photo : DT
Crédit Photo : DT

Image d’illustration.

Réuni le 14 octobre 2026, le gouvernement a approuvé six décrets autorisant des activités de prospection dans plusieurs départements du pays. Cinq permis sont consacrés à la recherche aurifère, tandis que le dernier porte sur le cuivre et le nickel. Leur durée de validité est fixée à quatre ans, conformément aux dispositions réglementaires applicables. Quatre entreprises se partageront les nouveaux périmètres aurifères. Awalé Resources SARL bénéficie de deux autorisations dans le nord-ouest du territoire, dont une couvrant les départements de Gbéléban et de Minignan, et une seconde concernant Minignan. Etruscan Resources Côte d’Ivoire SARL pourra mener ses investigations dans les départements de Bondoukou et de Tanda, dans l'est du pays. Smart Mining Group SARL obtient un périmètre situé à M’Bahiakro et Bouaké, tandis que Tietto Minerals Côte d’Ivoire SARLU est autorisée à prospecter dans les départements de Gagnoa et de Soubré. La diversification des recherches concerne également les minerais non aurifères. Switch Metals Côte d’Ivoire SARL dispose désormais d’une autorisation portant sur le cuivre et le nickel dans les départements de Ouaninou et de Touba, à l’ouest du territoire.

Une production aurifère multipliée par quatre en treize ans

L’attribution de nouveaux permis accompagne les ambitions de la Côte d’Ivoire, dont l’industrie aurifère a considérablement évolué depuis le début des années 2010. Estimée à 13,2 tonnes en 2012, la production nationale a atteint 59,33 tonnes en 2025, soit un volume plus de quatre fois supérieur. Les prévisions pour 2026 tablent sur environ 62 tonnes, confirmant la progression de l’activité extractive. Plusieurs investissements industriels ont contribué à cette évolution. Les mines d’Abujar, de Yaouré, de Séguéla et de Lafigué figurent parmi les installations ayant renforcé les capacités de production du pays. D’autres projets, notamment à Assafou et à Doropo, pourraient également contribuer à l’offre nationale au cours des prochaines années, sous réserve de leur mise en exploitation effective. Le développement de nouvelles ressources demeure toutefois tributaire des résultats géologiques. L’obtention d’un permis de recherche permet d’étudier les caractéristiques d’un périmètre, mais ne constitue ni une preuve de la présence d’un gisement rentable ni une autorisation de procéder à son exploitation commerciale.

L’exploration minière mobilise des financements importants, particulièrement durant les phases de forage et d’évaluation des ressources. Les sociétés étrangères participent à cet effort, attirées notamment par les perspectives géologiques du territoire ivoirien. En septembre 2026, le groupe canadien Awalé Resources a annoncé un programme de recherche de quinze mois, représentant un investissement de 8,5 millions de dollars, sur ses propriétés minières situées à Odienné. Les opérations envisagées, dont certaines restent conditionnées à l’obtention des autorisations nécessaires, doivent permettre d’approfondir les connaissances sur les formations géologiques étudiées et d’apprécier leur potentiel économique. L’enjeu consiste notamment à identifier des ressources susceptibles de soutenir la production nationale sur le long terme. Les travaux préparatoires exigent néanmoins plusieurs années et comportent des incertitudes techniques et financières, même lorsque les premières analyses révèlent des indices de minéralisation encourageants.

Le Ghana conserve une avance considérable sur la Côte d’Ivoire

Malgré ses performances récentes, la Côte d’Ivoire demeure éloignée du premier rang africain en matière de production aurifère. Le Ghana, principal producteur continental, a extrait environ 186,6 tonnes d’or en 2025, selon les données de sa Chambre des mines. Le volume ghanéen représente ainsi plus du triple de la production ivoirienne enregistrée durant la même année. La comparaison tient compte de l’activité des grandes compagnies industrielles, mais aussi de celle des exploitations artisanales et de petite taille, qui contribuent à l’approvisionnement aurifère des deux pays.

LSI AFRICA

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