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ABIDJAN - PARIS

Côte d’Ivoire–France : 3,2 milliards FCFA pour financer 416 mobilités académiques

La troisième phase du Contrat de désendettement et de développement (C2D 3) mobilisera 3,2 milliards de francs CFA pour soutenir 416 mobilités universitaires vers la France. Une nouvelle étape dans le renforcement de la coopération académique entre Abidjan et Paris.

Credit Photo : DT
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Le troisième Contrat de désendettement et de développement (C2D 3) prévoit en effet une enveloppe de 3,2 milliards de francs CFA, soit environ 5 millions d’euros, destinée à financer 416 mobilités académiques vers la France. L’annonce a été faite par le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Pr Adama Diawara, à l’issue d’une séance de travail tenue vendredi au Plateau avec le consul de l’ambassade de France, Philippe Collin.

Cette nouvelle dotation s’inscrit dans la continuité des dispositifs déjà mis en œuvre dans le cadre des deux premières phases du programme. Au total, les trois C2D consacrés à la mobilité universitaire représentent désormais plus de 6,4 milliards de francs CFA. Les programmes précédents avaient permis de financer 131 mobilités dans le cadre du C2D 1 et 123 pour le C2D 2. Pour le ministre ivoirien, l’augmentation significative du nombre de bénéficiaires traduit une dynamique positive dans les relations académiques entre les deux pays. « Nous passons d’une moyenne d’environ 130 mobilités par phase à 416 pour le seul C2D 3 », a-t-il relevé, estimant que cette progression reflète à la fois l’intensité de la coopération universitaire et la confiance des partenaires français dans les institutions d’enseignement supérieur ivoiriennes.

Le programme concerne plusieurs catégories d’acteurs du système universitaire. Les étudiants inscrits en master et en doctorat dans les universités ivoiriennes pourront effectuer des séjours de courte durée dans des établissements français, généralement compris entre une semaine et un mois, afin de poursuivre leurs travaux de recherche ou d’approfondir certaines thématiques scientifiques. Les enseignants-chercheurs et chercheurs, de leur côté, bénéficieront de missions de perfectionnement ou d’immersions académiques plus longues. Selon les modalités prévues, ces séjours pourront durer de un à deux mois, voire trois à cinq mois dans certains cas, afin de permettre un échange plus approfondi avec les équipes de recherche françaises.

Pour les autorités ivoiriennes, ces mobilités doivent contribuer à améliorer la qualité de l’enseignement supérieur. Le ministre a notamment insisté sur l’intérêt pédagogique de ces expériences. Les enseignants-chercheurs concernés sont invités à observer et à s’inspirer des pratiques pédagogiques en vigueur dans les universités françaises, notamment dans l’organisation des cours magistraux, des travaux dirigés et des travaux pratiques, avec l’objectif de renforcer les méthodes d’enseignement dans les établissements ivoiriens. Une attention particulière sera accordée aux enseignants intervenant dans les classes préparatoires scientifiques, notamment les filières MPSI et PCSI, considérées comme des maillons essentiels de la formation des futurs ingénieurs et scientifiques. L’accès à ces programmes d’immersion devrait leur permettre d’actualiser leurs pratiques pédagogiques et de consolider le niveau d’exigence académique.

L’augmentation du nombre de bénéficiaires soulève toutefois la question des procédures administratives, notamment celle des visas. Sur ce point, le consul de France à Abidjan a assuré que les autorités françaises accompagneraient la mise en œuvre du programme dans les meilleures conditions. Philippe Collin a rappelé qu’en 2025, plus de 3 800 visas pour études ont été délivrés aux étudiants ivoiriens, soit une hausse d’environ 13 % par rapport à l’année précédente. Ces mobilités font partie du  projet d’Appui au développement de l’enseignement des sciences, de la technologie, de la recherche et de l’innovation (ADESTRI). Le programme vise notamment à renforcer les capacités du système universitaire ivoirien, en améliorant l’articulation entre formation, recherche et insertion professionnelle, tout en soutenant le développement de la recherche scientifique.

LSI AFRICA

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