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CRISE

Factures impayées, le Nigéria menace le Niger et le Bénin

Au cours de la crise de liquidité qui prévaut dans le secteur de l’électricité, les clients des 11 sociétés de distribution (DisCos) doivent au moins 65,9 milliards de nairas de dettes d’énergie au cours des trois premiers mois de 2019. 

Crédit Photo: LSI AFRICA
Crédit Photo: LSI AFRICA

Muhammadu Buhari, Mahamadou Issoufou et Patrice Talon.

La commission a admis que "la viabilité financière de l'industrie nigériane de l'approvisionnement en électricité (NESI) reste le défi le plus important menaçant la durabilité de l'industrie". L'analyse du Daily Trust montre que l'ardoise totale des consommateurs d'électricité s'élevait à 182,8 milliards d'euros.

La dette de 13,1 milliards d'euros de clients étrangers

Alors que le Nigéria se bat avec une dette impayée de 69 milliards de nairas auprès de consommateurs locaux d'électricité, le rapport indique que les clients particuliers et internationaux doivent 13,1 milliards N supplémentaires pour seulement trois mois. Un client spécial - Ajaokuta Steel Co. Limited, dans l'État de Kogi, doit 300 millions de nairas; les deux clients internationaux - Société nigérienne d'électricité - NIGELEC (République du Niger) et Communauté Électrique du Bénin-CEB (République du Bénin) doivent 12,8 milliards d'EUR.

Dommages collatéraux 

Plusieurs semaines après la fermeture des frontières terrestres entre le Bénin et le Nigeria, les effets sont toujours là. Tout est affecté, la vie quotidienne, les affaires, le trafic. À Sèmè-Kraké, la plus importante frontière terrestre entre les deux pays, camions et marchandises sont interdits depuis le 20 août dernier. Les autorités nigérianes, furieuses de voir déversés sur leur territoire des produits alimentaires interdits comme le riz, viandes et abats congelés venant du Bénin, ont pris cette initiative. Une fermeture qui pénalise les échanges commerciaux et ceux qui l’animent. Côté Bénin, les dégâts commencent à peser.

L'économie togolaise devient la victime collatérale de la petite guerre commerciale que se livrent le Nigeria et le Bénin. Un des principaux changements observés au cours des six derniers mois concerne les transports à Lomé. Que ce soient chez les taxis ou les moto-taxis, les tarifs ont été légèrement augmentés. « Le carburant, tonton, est devenu cher […] Maintenant, il faut près de 600 francs CFA pour avoir un litre, c'est devenu trop dur », nous a confié une personne exerçant dans le secteur.

LSI AFRICA avec Daily Trust

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