Gabon : l’État retire 72 permis miniers après un audit du secteur aurifère
Le gouvernement gabonais a annoncé, lundi 19 octobre 2026, le retour dans le domaine public de 72 titres miniers, à l’issue d’un contrôle des activités aurifères de petite mine. La décision concerne 49 permis de recherche et 23 permis d’exploitation répartis dans huit provinces du pays. Plusieurs entreprises ont été sanctionnées pour des manquements aux obligations prévues par la législation minière.
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Image d’illustration.
Au Gabon, le ministère des Mines et des Ressources géologiques procède à un réexamen des autorisations accordées aux entreprises du secteur aurifère. Dans un communiqué diffusé le 19 octobre sur Gabon 1ère, le département ministériel a rendu publiques les conclusions d’un audit réalisé du 29 juin au 16 octobre 2026. Les investigations ont porté sur la validité administrative des titres, les moyens techniques des exploitants et leurs capacités financières. Les entreprises concernées ont été invitées à soumettre leurs dossiers à une commission chargée de vérifier leur conformité avec les dispositions du Code minier. La procédure fait suite à la suspension des activités aurifères de petite mine, décidée le 22 juin sur l’ensemble du territoire national. Le gouvernement avait alors engagé un contrôle des conditions d’attribution et d’utilisation des autorisations minières. Selon les conclusions communiquées par le ministère, plusieurs titulaires n’ont pas satisfait aux exigences légales et réglementaires applicables à leurs activités.
Des permis retirés dans huit provinces
Les décisions annoncées concernent 49 titres de recherche et 23 autorisations d’exploitation. Les documents publiés font notamment apparaître SMO, la Société des mines et carrières du Gabon, Agil Gabon, Gabon Gold Mining, Global Mine Development et Jin He Mining. Certaines entreprises détiennent plusieurs autorisations visées par la procédure. Le nombre de titres concernés ne correspond donc pas nécessairement à celui des opérateurs sanctionnés. Les périmètres recensés se trouvent dans huit des neuf provinces gabonaises. L’Ogooué-Ivindo et la Ngounié comptent parmi les territoires les plus représentés. Le Woleu-Ntem, l’Ogooué-Lolo, le Haut-Ogooué, l’Estuaire, la Nyanga et le Moyen-Ogooué figurent également dans les documents ministériels.
Le Code minier au fondement des retraits
Le ministère se réfère à la loi n°037/2018 du 11 juin 2019, qui réglemente les activités minières au Gabon. Le dispositif fixe notamment les conditions d’accès aux ressources minérales, les obligations des titulaires de permis et les règles relatives à la recherche et à l’exploitation. En application de la décision annoncée, les entreprises privées de leurs autorisations ne peuvent plus exercer d’activités sur les périmètres concernés au titre des permis retirés. L’administration prévient que la poursuite de travaux miniers sans autorisation valable expose leurs auteurs à des poursuites judiciaires.
Le contrôle conduit pendant près de quatre mois permet au ministère de réexaminer la situation des entreprises présentes dans la filière aurifère, notamment leur aptitude à conduire les travaux autorisés et à respecter leurs engagements. La décision touche aussi bien les activités de prospection que les exploitations déjà autorisées. Elle modifie ainsi la répartition des droits miniers dans plusieurs régions du Gabon. Le gouvernement n’a pas encore précisé les modalités de gestion des périmètres récupérés ni annoncé de calendrier concernant leur éventuelle attribution à d’autres opérateurs.
LSI AFRICA
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