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Bissau : mandat d'arrêt contre Domingo S. Pereira, Interpol humilie Umaro Embalo

Le 18 décembre dernier, la justice bissau-guinéenne avait lancé un mandat d'arrêt international contre l'ancien Premier ministre et président du PAIGC, Domingo Simoes Pereira. Deux semaines plus tard, Interpol a opposé une fin de non recevoir aux autorités de ce petit pays D'Afrique de l'Ouest. Un nouvel échec cuisant pour Umaro Sissoco Embalo.
 

Crédit Photo : Collage.
Crédit Photo : Collage.

Umaro Sissoco Embaló.

Le mandat d'arrêt international lancé par les autorités bissau-guinéennes contre l'ancien candidat à la présidentielle de décembre 2019 avaient surpris plus d'un. Cette notice émise par Bissau contre Domingos Simoes Pereira apparaît comme une énième tentative de Umaro Embalo pour mettre sous l'éteignoir son principal opposant dont la défaite lors de la présidentielle du 29 Décembre n'a jamais été actée par la plus haute juridiction du pays, la Cour suprême. Isolé sur le plan diplomatique, jugé infréquentable par les organisations internationales qui restent à bonne distance de sa gouvernance basée sur la chasse aux opposants et les restrictions des libertés publiques, Umaro Embalo vient d'essuyer un nouveau revers retentissant avec le refus de Interpol d'exécuter un "pseudo" mandat d'arrêt fabriqué à la hâte dans les bureaux du président autoproclamé de la Guinée-Bissau. 

Précisons 

Si le communiqué du parquet de Bissau ne donne aucune précision sur la nature des charges retenues contre Domingos Simoes Pereira, LSI AFRICA s'est rapproché du bureau Interpol pour en savoir un peu plus. Il ressort alors de nos investigations que Umaro Embalo, à travers la justice bissau-guinéenne, accuse son adversaire lors de la présidentielle de 2019, de "pratique visant à déstabiliser la République de Guinée-Conakry par des déclarations sur Facebook". Une version rejetée par INTERPOL : Interpol a pour pratique constante, de ne pas intervenir dans des affaires qui remettraient en question la neutralité de l’organisation. Compte tenu de ce qui précède et des informations complémentaires fournies par votre B.C.N., le Secrétariat général a conclu que la demande relevait de l’article 3 du Statut d’INTERPOL et qu’il n’était pas en mesure de publier la notice rouge", peut-on lire dans le document dont nous avons eu copie. Interpol poursuit en declarant :"votre bureau ne pourra donc plus utiliser le canal d’INTERPOL pour les besoins de cette affaire s’agissant de localiser ladite personne, de demander son placement en détention, son arrestation ou la restriction de ses déplacements et/ou de demander son extradition, sa remise ou toute autre action similaire" ont conclu les autorités d'Interpol.

Un désaveu cinglant pour Umaro Sissoco Embalo qui pour nombre d'observateurs, voulait à travers ce mandat d'arrêt, éloigner encore plus son principal opposant qui avait fait par quelques semaines plus tôt de son intention de revenir au bercail pour poursuive ses activités politiques.

Alexandre Meunier

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