Nigeria / États-Unis : 175 combattants de l’État islamique tués dans des frappes aériennes
L’armée nigériane a annoncé mardi avoir tué 175 combattants du groupe État islamique (EI) après plusieurs jours de frappes aériennes menées dans le nord-est du pays conjointement avec les États-Unis. «175 militants de l’EI ont été éliminés sur le champ de bataille», a affirmé dans un communiqué Samaila Uba, un porte-parole de l’armée. «Les frappes conjointes ont permis la destruction de postes de contrôle de l’EI, de caches d’armes, de centres logistiques, d’équipements militaires et de réseaux financiers utilisés pour soutenir les opérations terroristes», a-t-il précisé.
- Terrorisme

Credit Photo : DT
Samedi, le chef jihadiste Abou Bilal al-Minuki, présenté comme «l’un des agents les plus importants de l’EI au monde» par Samaila Uba, avait été tué dans un village isolé du nord-est lors d’une opération des deux pays. Après l’annonce de sa mort, le président nigérian Bola Tinubu avait remercié son homologue américain Donald Trump pour son «soutien indéfectible», disant attendre «avec impatience des frappes plus décisives contre toutes les enclaves terroristes à travers le pays».
État d’urgence sécuritaire à l’échelle nationale
Depuis 2009, une insurrection jihadiste menée par Boko Haram puis par son rival, le groupe État islamique en Afrique de l’Ouest (Iswap), a fait plus de 40.000 morts et deux millions de déplacés dans le nord-est du pays le plus peuplé d’Afrique, selon l’ONU. Le nord du Nigeria est également confronté à la violence de bandes criminelles, qui procèdent fréquemment à des attaques contre des villages et à des enlèvements massifs contre rançons.
Boko Haram et l’Iswap ont intensifié ces derniers temps leurs attaques contre des villages, des postes de police, des groupes de travailleurs comme des bûcherons ou des pêcheurs, ainsi que des bases militaires, causant la mort de plusieurs civils et haut gradés de l’armée. Cette recrudescence d’attaques meurtrières et d’enlèvements a conduit le président nigérian à décréter en 2025 un état d’urgence sécuritaire à l’échelle nationale et le président américain à menacer le pays d’une intervention militaire.
M. Trump avait affirmé que les chrétiens du Nigeria étaient «persécutés» et victimes d’un «génocide» perpétré par des «terroristes», ce qu’Abuja et la majorité des experts nient fermement, les violences touchant en général indifféremment chrétiens et musulmans. L’armée américaine, en coordination avec les autorités nigérianes, avait déjà mené le jour de Noël des frappes dans l’État de Sokoto (nord-ouest) visant, selon Washington, des jihadistes de l’EI. Washington a depuis déployé environ 200 soldats au Nigeria pour soutenir et former ses forces armées.
LSI AFRICA avec AFP
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