Nigéria : les douanes interceptent des espèces protégées aux mains de trafiquants
Les autorités douanières nigérianes ont annoncé la saisie de plusieurs animaux sauvages détenus illégalement à Maiduguri, dans le nord-est du pays.
- Sécurité

Crédit PHOTO : DT
Ville de Maiduguri.
Dans un communiqué, les douanes indiquent avoir confisqué 24 grues couronnées d'Afrique, deux hyènes et un porc-épic aux mains de trafiquants jeudi à Maiduguri, capitale de l'État de Borno (nord-est), une région où 17 ans d'insurrection ont transformé des réserves forestières en bastions djihadistes. «La destination des animaux saisis a été identifiée comme étant Kano (la deuxième plus grande ville du Nigeria)», a déclaré à l'AFP, Abdullahi Maiwada, le porte-parole des douanes. Il a précisé que cette saisie fait l'objet d'une enquête afin de déterminer si ces animaux étaient destinés à financer des groupes djihadistes. Des images publiées par les douanes sur le réseau social X montrent les animaux ligotés et enveloppés dans des sacs.
Un convoi de pangolins intercepté en mars
Dans un communiqué distinct, les douanes ont également indiqué qu'au moins six pangolins vivants avaient été saisis en mars dans le nord-ouest du pays. Le trafic d'espèces sauvages est endémique au Nigeria, pays le plus peuplé d'Afrique, malgré les efforts des autorités pour enrayer ce phénomène, des trafiquants, y compris des ressortissants étrangers, profitant de lois obsolètes et insuffisamment dissuasives.
L'Agence nationale de mise en œuvre des normes et réglementations environnementales (NESREA) a indiqué l'an dernier qu'un «parrain chinois» et des ressortissants vietnamiens ont été arrêtés pour trafic d'espèces sauvages dans le pays.
Les douanes avaient annoncé en mars 2025 la saisie de 7,2 tonnes d'écailles de pangolin liées à un trafiquant chinois dans l'État d'Ogun, dans le sud-ouest du pays - l'une des plus importantes saisies de ce type au monde depuis 2020, selon Adewale Adeniyi, le chef des douanes.
Le Sénat nigérian a adopté en octobre dernier un projet de loi visant à réformer les textes sur la protection de la faune, qui n'avaient pas été mis à jour depuis 1985. S'il est promulgué, ce texte prévoirait des amendes pouvant atteindre 12 millions de nairas (environ 8 840 dollars) et jusqu'à 10 ans de prison pour le trafic d'ivoire d'éléphant, d'écailles de pangolin et d'autres produits issus d'espèces menacées.
LSI AFRICA avec AFP
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