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ATTAQUE A LYON

Attaque à Lyon : un prêtre orthodoxe grièvement blessé par balle devant son église, l'auteur en fuite

Un prêtre orthodoxe blessé par balle à Lyon pendnat qu'il fermait son église. Nikolaos Kakavelakis, âgé de 52 ans, était en poste à Lyon depuis une dizaine d’années.

Samedi 31 octobre, aux alentours de 16 heures, un prètre de l’Eglise orthodoxe fermait son église quand il a été pris à partie par un individu. Ce dernier a ouvert le feu à deux reprises, avant de prendre la fuite, selon une source policière. Le prêtre a été blessé, son pronostic vital est engagé. Les services de sécurité et de secours sont sur place dans le 7e arrondissement lyonnais, rue du Père Chevrier, près de l'église grecque. Un périmètre de sécurité a été installé autour du lieu de l'agression. 

Le procureur de la République de Lyon, Nicolas Jacquet, a annoncé dans la soirée l’interpellation d’un suspect qui a été placée en garde à vue, précisant toutefois que le suspect n’était pas porteur d’une arme au moment de son interpellation. « Les vérifications se poursuivent sur son éventuelle implication », a-t-il ajouté dans un communiqué.

L’hypothèse d’un conflit privé

Indépendamment de la piste terroriste, une autre piste apparaît dans les premières heures de l’enquête de la police judiciaire : celle d’un conflit au sein de la petite communauté religieuse grecque de Lyon. Pour l’heure, l’hypothèse n’est pas confirmée, mais elle est sérieusement prise en compte dans les investigations.

La victime, Nikolaos Kakavelakis, a été l’objet d’une cabale au cours de ces dernières années, marquée par de multiples procédures. Accusé d’autoritarisme et de malversations financières par un ancien moine orthodoxe, le prêtre avait fini par déposer plainte pour dénonciation calomnieuse. « Il était très affecté par ces accusions, le conflit était venimeux, il était face à quelqu’un de campé sur ses positions, de très rigide », se souvient Xavier Moroz, l’avocat qui a défendu le prêtre à l’époque.

En novembre 2018, l’ancien moine accusateur a été condamné à 1 000 euros d’amende pour dénonciation calomnieuse par le tribunal correctionnel de Lyon. « Il connaissait l’inexactitude des faits dénoncés et ses accusations n’étaient étayées par aucun élément sérieux », ont estimé les juges. Une décision confirmée par la cour d’appel de Lyon, le 31 mars 2020.

A l’audience correctionnelle, l’avocat du prêtre accusé avait évoqué « un comportement obsessionnel ». « Il n’est pas illuminé, c’est quelqu’un de très calme », avait-il plaidé.

L’ancien moine avait, par ailleurs, relaté ses accusations sur un blog et il avait écrit à l’ambassade de Grèce en France, affirmant qu’il avait été expulsé de manière violente de l’église orthodoxe : il avait été excommunié, après une première plainte remontant à 2012.

« Horreur »

Dans un communiqué, le Comité des responsables d’églises à Lyon (CREL) a envoyé des vœux pour le rétablissement du prêtre et assuré « nos frères et nos sœurs de la communauté grecque-orthodoxe de Lyon de notre communion dans cette dramatique épreuve ». De son côté, le chef de l’Eglise de Grèce, Mgr Iéronymos, a dénoncé cette attaque, la qualifiant, auprès de l’agence de presse grecque d’« horreur qui dépasse la logique humaine ».

Le ministère grec des affaires étrangères s’est voulu prudent et lacunaire dans sa réaction à l’événement en dénonçant sur Twitter « l’attentat contre un membre du clergé orthodoxe d’origine grecque » et en mentionnant que les « autorités grecques sont en contact avec les autorités françaises compétentes ».

Mais Monseigneur Léronymos, archevêque d’Athènes et chef de l’Eglise de Grèce, a réagi quelques minutes après l’attaque dans un entretien à l’agence de presse grecque, Ana : « Cela dépasse la logique humaine qu’une religion puisse armer les mains de terroristes aveuglés par la haine », a- t-il ajouté avant même que le motif de l’attaque n’ait été déterminé par les enquêteurs français.

Ces faits surviennent trois jours après l’attaque au couteau de la basilique Notre-Dame de Nice, où deux femmes et un homme ont été tués par un assaillant islamiste d'origine tunisienne.

 

LSI AFRICA avec AFP

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