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RÉACTION

La CPI appelle le Burkina Faso, le Mali et le Niger à renoncer à leur retrait du Statut de Rome

La présidence de l’Assemblée des États parties au Statut de Rome appelle les trois pays à reconsidérer leur décision de quitter la Cour pénale internationale. Elle estime que ces départs pourraient affaiblir la coopération judiciaire internationale et rappelle que certaines obligations demeurent applicables malgré un retrait du traité.

La présidence de l’Assemblée des États parties au Statut de Rome a réagi aux démarches engagées par le Burkina Faso, le Mali et le Niger en vue de se retirer de la Cour pénale internationale (CPI). Dans une déclaration publiée vendredi, elle fait part de sa préoccupation et regrette une décision qu’elle juge préjudiciable au système international de justice pénale. L’organe de gouvernance de la CPI considère que le retrait de trois États parties est susceptible d’affecter les efforts collectifs menés depuis plusieurs décennies afin de poursuivre les auteurs des crimes les plus graves. Selon la présidence, l’efficacité de la Cour repose sur l’engagement durable des États ayant ratifié le Statut de Rome et sur leur coopération dans la mise en œuvre de ses décisions.

La présidence invite le Burkina Faso, le Mali et le Niger à maintenir le dialogue au sein de l’Assemblée des États parties, où les États membres peuvent faire valoir leurs positions et leurs préoccupations concernant le fonctionnement de la Cour. Elle encourage les trois pays à privilégier les mécanismes de concertation prévus par le Statut de Rome afin d’aborder les questions qu’ils soulèvent, tout en restant engagés au sein de l’organisation.

La déclaration rappelle également qu’un retrait du Statut de Rome ne met pas automatiquement fin à l’ensemble des engagements pris durant la période d’adhésion. Les obligations nées alors que l’État était partie au traité continuent de produire leurs effets, conformément aux dispositions du Statut. La présidence souligne enfin que le Burkina Faso, le Mali et le Niger ont participé, au fil des années, aux travaux de l’Assemblée des États parties et ont contribué aux décisions relatives au fonctionnement de la Cour. Elle réaffirme son attachement à une justice internationale fondée sur la coopération entre les États et dit espérer que les échanges avec les trois pays pourront se poursuivre.

LSI AFRICA

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