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PRESSION

Minerais critiques : la RDC prévient les États-Unis qu’elle dispose d’autres options

La République démocratique du Congo affirme que son accord-cadre minier avec les États-Unis ne constitue qu’une base de discussion et devra se traduire par des projets concrets. À défaut, Kinshasa se dit prête à explorer d’autres partenariats pour valoriser ses importantes ressources en minerais stratégiques.

Crédit Photo : DT
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La République démocratique du Congo ne compte pas s’engager sans garanties. En marge de la conférence minière Indaba organisée au Cap, le ministre congolais des Mines, Louis Watum Kabamba, a affirmé que le partenariat engagé avec les États-Unis dans le secteur des minerais critiques reste, à ce stade, un cadre de discussion. Si celui-ci ne se traduit pas par des projets tangibles, Kinshasa envisage d’explorer d’autres options. Un accord-cadre a été signé en décembre entre la RDC et Washington afin de renforcer la coopération autour des chaînes d’approvisionnement en minéraux stratégiques. Le pays d’Afrique centrale détient en effet des réserves majeures de cobalt, de cuivre et de lithium, des ressources essentielles pour les technologies numériques, les équipements de défense et les véhicules électriques.

Pour le ministre, ce document marque le début d’un dialogue, et non un engagement définitif. Il insiste sur le caractère préliminaire des échanges et rejette toute idée de concession précipitée. « Rien n’a été cédé », a-t-il rappelé, soulignant que les intérêts congolais resteront au cœur des discussions. Les États-Unis cherchent à diversifier leurs sources d’approvisionnement en minerais critiques dans un contexte de rivalité stratégique avec la Chine, très présente dans le secteur extractif congolais. Mais Kinshasa affirme vouloir garder une position indépendante face aux tensions entre grandes puissances.

Aujourd’hui, selon le ministère des Mines, moins de 10 % du potentiel minier du pays serait exploité. La RDC accueille déjà plusieurs acteurs internationaux, parmi lesquels les groupes occidentaux Glencore et Ivanhoe Mines, ainsi que les entreprises chinoises CMOC Group et Zijin Mining. Pour Louis Watum Kabamba, la priorité reste le développement national. Les ressources minières doivent, selon lui, contribuer à la création de valeur locale, au financement des infrastructures et à l’investissement dans le capital humain. « La RDC doit défendre ses propres intérêts », a-t-il indiqué, estimant que le pays entend tirer parti de la compétition internationale sans s’y laisser enfermer.

Le message envoyé est clair : la coopération avec Washington est envisagée, mais elle devra s’inscrire dans une logique de projets concrets et mutuellement avantageux. Dans le cas contraire, la RDC affirme disposer d’autres partenaires prêts à discuter.

LSI AFRICA avec Reuters

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