S'informer simplement
Publicité
MISIN

Tentative de coup d’État au Niger : où étaient les militaires italiens ?

Ils se trouvaient dans l’enceinte même de l’aéroport de Niamey lorsque la tentative de coup d’État a éclaté. Les militaires italiens déployés au Niger n’ont pas participé aux affrontements et sont sains et saufs, selon Rome. Resté dans le pays après le départ des forces françaises et américaines, ce contingent constitue aujourd’hui la dernière présence militaire occidentale significative au Niger. 

Crédit Photo : MISIN / Archives
Crédit Photo : MISIN / Archives

Le calme est revenu à Niamey après les événements qui ont secoué la capitale nigérienne durant le week-end. À Rome, la situation a été suivie de près en raison de la présence de ressortissants italiens, mais aussi d’un contingent militaire installé dans une zone particulièrement sensible : l’aéroport international Diori Hamani, où se trouve la base aérienne 101. Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, a confirmé dimanche que les militaires de la Mission bilatérale de soutien au Niger (MISIN) étaient sains et saufs. « Nos compatriotes dans le pays et le personnel militaire de la mission bilatérale de soutien au Niger sont sains et saufs », a-t-il déclaré, précisant suivre la situation avec l’ambassade d’Italie à Niamey. Les estimations disponibles évoquent environ 300 hommes effectivement déployés, tandis que le dispositif approuvé par le Parlement italien en 2026 autorise un contingent maximal de 485 militaires. Une distinction importante : ce plafond administratif ne permet pas d’affirmer que 485 soldats se trouvaient à Niamey durant les affrontements.

Des Italiens présents, mais à l’écart des combats

Les Italiens opèrent depuis l’emprise aéroportuaire qui abrite la base 101, l’un des sites concernés par les événements. Rome n’a fait état d’aucune participation de ses militaires aux opérations menées contre les mutins. D’autres forces étrangères présentes sur cette même base ont, elles, été sollicitées. L’ambassadeur de Russie à Niamey, Viktor Voropaïev, cité samedi par l’agence publique russe Sputnik Afrique, a déclaré que le Niger avait demandé l’aide d’Africa Corps « pour réprimer une mutinerie ». Le quartier général du dispositif paramilitaire russe au Niger est installé sur la base 101, qui accueille également l’état-major de la force unifiée de l’Alliance des États du Sahel (AES). Contrairement aux mercenaires russes, la MISIN n’est pas présentée par Rome comme une force chargée d’assurer la protection du pouvoir nigérien. Créée en 2018, elle est essentiellement consacrée à la formation, au conseil et à l’assistance des forces de défense et de sécurité du pays. Selon les données officielles italiennes, plus de 11 000 membres des forces nigériennes ont été formés depuis le lancement de la mission. Les activités concernent notamment les forces armées, la gendarmerie et certaines unités spécialisées.

La dernière présence militaire occidentale significative

Après le coup d’État de juillet 2023 qui avait profondément modifié les relations de Niamey avec ses partenaires occidentaux, les forces françaises ont quitté le pays. Les États-Unis ont ensuite retiré leurs militaires en 2024, tandis que le petit contingent allemand encore présent au Niger a également quitté le territoire. Après une période d’adaptation de ses activités à la suite du changement de pouvoir, l’Italie a maintenu la MISIN avec l’accord de Niamey. Le Sénat italien décrivait encore en 2026 son pays comme la seule nation occidentale conservant au Niger une présence militaire significative dans le domaine de la formation.

Les militaires italiens avaient connu une situation comparable quelques mois auparavant sur cette même emprise. Dans la nuit du 28 au 29 janvier 2026, des combattants affiliés à l’État islamique au Sahel avaient attaqué l’aéroport de Niamey. Des bâtiments et plusieurs appareils avaient été endommagés. Les forces nigériennes et leurs alliés russes avaient alors combattu les assaillants. Les Italiens n’avaient pas participé aux affrontements. Une dizaine de jours plus tard, le 9 février, le chef d’état-major des armées italien, le général Luciano Portolano, s’était rendu à Niamey pour rencontrer le contingent de la MISIN et les responsables militaires nigériens.

LSI AFRICA

Commentaires

Vous souhaitez pouvoir ajouter un commentaire à l'article Tentative de coup d’État au Niger : où étaient les militaires italiens ?, ou faire profiter de votre expérience avec les internautes, ajoutez votre commentaire il sera mis en ligne après validation par notre équipe

Indiquer votre commentaire
Indiquer votre nom
Indiquer votre prénom
Indiquer votre adresse email (utilisateur@domaine.com)

*Champs obligatoire
Conformément à la loi informatique, aux fichiers et aux libertés n°78-17 du 6 janvier 1978, vous disposez d'un droit d'accès et de rectification relatif à toutes informations vous concernant sur simple demande à notre adresse.

Votre commentaire a bien été prise en compte, notre équipe vous envoi un mail de confirmation une fois mis en ligne.

Votre commentaire est en attente de modération. Voir votre commentaire

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d'intérêts.