Souveraineté alimentaire : la Côte d’Ivoire va miser sur l’aquaculture
Face à une demande nationale largement supérieure à l’offre locale, la Côte d’Ivoire entend accélérer le développement de l’aquaculture afin de réduire sa dépendance aux importations de poissons et renforcer sa souveraineté alimentaire.
- Agriculture

Crédit Photo : DT
Image d’illustration.
Le ministre ivoirien des Ressources animales et halieutiques, Sidi Tiémoko Touré, a réaffirmé mercredi la volonté des autorités de faire de l’aquaculture un pilier de la souveraineté alimentaire et de la croissance durable en Côte d’Ivoire. S’exprimant par visioconférence depuis le Salon international de l’agriculture de Paris (SIA 2026), où la Côte d’Ivoire est mise à l’honneur, le ministre a souligné l’importance du secteur halieutique dans l’alimentation nationale. Les produits de la pêche et de l’aquaculture représentent en effet la principale source de protéines animales, avec une consommation moyenne dépassant 20 kilogrammes par habitant et par an.
Malgré cette demande soutenue, la production locale demeure insuffisante. Les besoins sont estimés à environ 650 000 tonnes par an, pour une offre nationale d’environ 110 000 tonnes, soit un déficit structurel supérieur à 80 %. Cette situation se traduit par une forte dépendance aux importations de poissons congelés, évaluées à près de 400 milliards de francs CFA par an. Selon le ministre, cette dépendance pèse sur la sécurité alimentaire et accentue la pression sur les ressources halieutiques naturelles. Les autorités entendent ainsi repositionner l’aquaculture comme un axe central de la stratégie d’économie bleue du pays.
La Côte d’Ivoire dispose d’atouts naturels importants pour le développement du secteur, notamment une façade maritime de 550 kilomètres, environ 150 000 hectares de lagunes, 350 000 hectares de lacs ainsi que quatre grands fleuves. Ces ressources permettent le déploiement de différents systèmes de production, dont les étangs, les cages flottantes, les bassins hors-sol et les retenues d’eau. À ce jour, le pays compte plus d’un millier de fermes piscicoles et plusieurs écloseries publiques. La production concerne différentes espèces, dont le tilapia, le mâchoiron, la carpe rouge, le mulet, le capitaine, ainsi que certains crustacés et mollusques.
LSI AFRICA
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