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FINALE

CAN 2025 au Maroc : affluence, organisation et enjeux à quelques heures de la finale

À quelques heures de la finale de la Coupe d’Afrique des nations (CAN), qui opposera les Lions de l’Atlas au Sénégal, le Maroc peut déjà se féliciter d’une CAN record, conçue comme une répétition grandeur nature en vue de l’accueil de la Coupe du monde de football 2030.

Crédit Photo : IA
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Le peuple marocain retient son souffle. À quelques heures de la finale de la Coupe d’Afrique des nations (CAN), qu’il accueille depuis le 21 décembre, le Maroc joue dimanche 18 janvier bien plus que sa suprématie continentale face au Sénégal : ce sera l’apothéose d’un tournoi pensé comme une répétition générale du Mondial 2030. Sur le papier, ce duel entre les Lions de l’Atlas et les Lions de la Teranga est idéal. Rarement dans l’histoire de la CAN, les deux équipes favorites ont tenu leur rang jusqu’au bout. Si la fête est déjà réussie sur le plan logistique, elle ne sera totale que si le Maroc soulève le trophée qui le fuit depuis un demi-siècle.

La CAN « la plus réussie de toute l’histoire? »

Côté organisation, le Maroc a déjà marqué des points. Malgré de fortes pluies, parfois diluviennes, qui ont touché plusieurs villes hôtes — dans un pays qui sort de sept années de sécheresse — aucune rencontre n’a été interrompue. Les pelouses sont restées impeccables, notamment grâce à des systèmes de drainage de pointe, comme la technologie SubAir, qui permet d’évacuer rapidement l’eau et d’aérer le sol en profondeur. Au stade Moulay Abdellah de Rabat, vitrine de la compétition, ces pelouses de dernière génération ont permis de préserver la qualité du jeu, un constat partagé unanimement par les joueurs et les entraîneurs.

Cette 35ᵉ édition de la CAN est « la plus réussie de toute l’histoire de cette compétition », a estimé samedi Patrice Motsepe, président de la Confédération africaine de football (CAF). « La qualité du football est de classe mondiale. La qualité des stades, des infrastructures et des installations est de classe mondiale », a-t-il ajouté devant la presse. Le secrétaire général de la FIFA, Matthias Grafström, a de son côté salué « une compétition passionnante, d’un très haut niveau, tant sur le plan organisationnel que sportif ».

Record d’affluence dans les stades

Cette CAN sert de répétition générale au prochain grand rendez-vous : la Coupe du monde 2030, que le Maroc coorganisera avec l’Espagne et le Portugal. Plusieurs stades devront être rénovés pour répondre aux normes de la FIFA, notamment ceux d’Agadir, Marrakech et Fès, selon la Société nationale de réalisation et de gestion des équipements sportifs. Une nouvelle enceinte, le stade Hassan II de Benslimane (115 000 places), présenté comme le plus grand au monde, doit également voir le jour d’ici 2028. S’y ajouteront des projets d’infrastructures représentant près de 18 milliards d’euros d’ici à 2030, dans les secteurs ferroviaire, de la 5G et des aéroports. Des investissements qui devraient porter la croissance « dans une fourchette de 6 % », estimait en juillet dernier Fouzi Lekjaa, président de la Fédération royale marocaine de football. Sur le plan populaire, l’engouement est massif. Au terme des quarts de finale, 1 116 959 spectateurs avaient déjà garni les tribunes, un record absolu en 35 éditions. Les grandes capacités des stades, ainsi qu’une politique d’accès gratuit à certains sites après le coup d’envoi, ont largement contribué à cette forte affluence.

Les rues ont vibré après chaque match du Maroc, tandis que cafés et fan-zones faisaient le plein. À tel point que le ministère marocain de l’Éducation nationale a annoncé vendredi le report des examens du primaire et du collège prévus la semaine prochaine, en raison de la finale de dimanche soir.

Marché noir des tickets

Tout n’a cependant pas été parfait. La revente illégale de billets a explosé pendant le tournoi. Sur un groupe WhatsApp consulté par l’AFP, des places de catégorie 3 pour la finale — affichée complète — s’échangeaient jusqu’à 900 euros, soit plus de dix fois le prix de 80 euros affiché sur le site de la CAF pour un ticket de catégorie 1. Des tarifs jugés indécents par de nombreux supporters. « À ce prix-là, Hakimi te sert le thé ? », a lancé un potentiel acheteur. « Même les organes sur le marché noir coûtent moins cher », a ironisé un autre. La Fédération sénégalaise de football a par ailleurs déploré des restrictions sur la billetterie allouée à ses supporters, jugées insuffisantes au regard de la demande, et dénoncé un manque de sécurité à l’arrivée de ses joueurs à la gare de Rabat avant la finale.

Sur le terrain, le spectacle est au rendez-vous. Avec déjà 120 buts inscrits, cette édition de la CAN 2025 est la plus prolifique de l’histoire. Elle est aussi devenue le plus grand succès commercial du football africain, selon la CAF, qui a engrangé 55 millions de dollars grâce à la vente de billets, soit cinq fois plus qu’à la CAN précédente, des recettes dopées par un nombre record de 23 sponsors.

LSI AFRICA avec AFP.

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